Erik Satie, gnossienne à la guitare, suite

.

Les caractéristiques des mouvements artistiques cités précédemment (voir l’autre article ci-dessous sur le site ou, pour rappel : répétitions du même motif.. rythme lent ici.., dadaïsme.. surréalisme….. ) notes tenues etc.. ne simplifient pas le travail des guitaristes: des notes tenues alors que d’autres doigts doivent changer de position… et on n’a pas 6 doigts par main ou des mains de 35 cm de long.. De plus, la partition est écrite sans barre de mesure pour plusieurs voix mélangées et pour piano .. Certaines partitions sur internet changent carrément de tonalité pour simplifier les doigtes mais le résultat n’est pas aussi brillant qu’en Mi mineur utilisé souvent dans le cinéma et les séries. À noter, la plus inspiratrice pour moi, l’excellente série britannique ‘Morse prequel’ ou l’œuvre de Satie (sa maman, écossaise, fait qu’il autant populaire, de chaque côté de la Manche) dès le début (saison 4) est exécutée avec une harpe à eau… splendide… pensée pour Barrington Pheloung, le brillant compositeur Australien des Morse et Lewis, qui vient de nous quitter en 2019…. 

D’autres partitions pour guitare escamotent les notes tenues mais ça aussi, ce n’est pas satisfaisant. Autre difficulté: le choix savant entre ‘Hammer on, pull off’, glissando ou la facilité de jouer se dispute avec l’esthétique et le respect de l’œuvre. Bref de la sueur, des nuits, du découragement, de la modestie… pour ré-écrire la partition et s’entraîner pour une œuvre apparemment simple puisqu’avec des notes prolongées, des répétitions de mêmes thèmes et un rythme ‘lento’. Tant de difficultés ? Pourquoi ce choix ? Parce que c’est pour accompagner les participants aux carnavals venitiens de Dives: eux aussi, de même que les photographes, font beaucoup d’efforts pour nous offrir des splendides spectacles: et donc, aussi, quoi de mieux qu’un compositeur né à Honfleur….?

Laisser un commentaire